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Ce livre peut vous sauver la vie. Les problèmes auxquels le monde va devoir faire face dans les dix prochaines années sont considérables: surpopulation. Télécharger Survivre à l'effondrement économique: édition de combat Ebook Livre Gratuit - décharger - pdf, epub, kindle mobi. Survivre à l'effondrement. 14 janv. x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue fois. Taille du Survivre à l'effondrement rabanim.info (PDF, Mo).

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Les problèmes auxquels le monde va devoir faire face dans les dix prochaines années sont considérables: La convergence de tous ces problèmes entrainera probablement un effondrement économique qui ne laissera personne, riche ou pauvre, indemne. Comment se préparer? Comment survivre à ces prochaines années de grands changements qui seront à la fois soudains, rapides et violents? Etes-vous prêts?

10 juil. Description du livre Survivre à l'effondrement économique: Survivre à l' effondrement économique a été écrit par Piero San Giorgio qui connu. 4 févr. Home» Livres» Télécharger Survivre à l'effondrement économique Il est comprend pages et disponible en format PDF ou e-Pub. Survivre à l'effondrement économique de Piero San Giorgio eBook Télécharger de Piero San Giorgio User Moyenne des commentaires client.

Pendant mon temps libre, j'ai commencé à faire quelques séances de conseil, pour aider des amis à démarrer leur projet. Et puis, le bouche à oreille aidant, de plus en plus de gens m'ont contacté pour valider la qualité de leur stratégie de survie, pour vérifier si leurs craintes avaient une solution, pour identifier un endroit idéal où se réfugier, ou encore pour que je les mette en contact avec des formateurs plus pointus dans un domaine spécifique.

Le temps que j'ai passé avec eux m'a permis d'acquérir une expérience et de découvrir quelques exemples intéressants de préparation que je partagerai avec vous. Comme vous le constaterez, ce livre est ma vision, très occidentalo-centrique, de la manière de survivre à l'effondrement économique et social qui risque de survenir dans les prochaines années. Contrairement aux premiers cosmonautes qui se sentaient petits par rapport à la planète Terre, j'ai commencé à ressentir que celle-ci était trop petite par rapport à l'homme.

J'ai revu le film Koyaanisqatsi réalisé par Godfrey Reggio en , avec la musique de Phillip Glass. Parmi ceux-ci, une mention spéciale pour Chris Martenson qui a fait dans son livre The Crash Course un impressionnant travail de vulgarisation économique et a très bien montré les liens entre l'économie, l'énergie issue des ressources naturelles et l'environnement.

C'est notamment ces sujets que je vais couvrir dans les première et deuxième parties de ce livre. Oui mais, et si on n'y arrivait pas? Le jeu en valant la chandelle, plein de bonne volonté et de naïve espérance, j'ai alors essayé de changer les choses en. Gros échec. Les écarts des membres individuels, l'inertie du monde politique, la relative futilité de contribuer à un blog, la calomnie permanente et la manipulation de l'establishment médiatique et politique sont des barrières qui nécessitent une vie d'efforts et de militantisme pour être surmontées.

Alors, si on ne peut pas changer le monde, on peut au moins se changer soi-même. Peut-être que l'on peut sauver sa peau. Et, avec un deuxième bébé qui arrive, celle des membres de ma famille. Poursuivant mes recherches et mes réflexions, je découvre, en , le monde des survivalistes aux États-Unis, avec leur règle des trois G: Gold, Guns, Getaway - en français: Ensuite, la quantité de domaines à connaître en la matière est colossale.

Ce livre sera pour vous, je l'espère, un point de départ pour 25 SURVIVRE continuer à progresser dans votre quête dé savoir et de savoir-faire, tout en ayant une base essentielle pour la survie, quels que soient les scénarios du futur. Enfin, j'ai inclus pour chaque chapitre une large bibliographie qui vous donnera un ample choix d'ouvrages de qualité.

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Pour terminer cette introduction, je tiens à préciser que je ne souhaite pas l'effondrement de l'économie et la fin du monde. N'étant pas un adepte du calendrier maya et ne prenant pas au sérieux. Si vous voulez vous faire peur, allez voir un bon film de catastrophes.

Je ne pense pas que la fin du monde arrive. Je pense que ce sera tout au plus la fin d'un monde, la fin de notre monde. Si vous finissez en prison, ça ne va pas vous aider! Chaque action décidée par le lecteur ne peut en aucune manière engager la responsabilité de l'auteur ou de l'éditeur. N'hésitez pas à consulter un spécialiste ou un médecin si vous avez des doutes. C'était quelques années avant la naissance de mon père. Ils regardaient le vieil homme tout ridé avec admiration et attention.

Bien sûr! Il doit même y en avoir beaucoup dans leurs montagnes, qui sont encore plus grandes que les nôtres. Qui sait comment s'appellent nos montagnes? Oui, à l'époque de mon père, bien avant qu'il y ait une saison des ouragans, ah, il y avait be-aucoup de choses formidables!

Je me souviens même, enfant, de jouer avec des écrans pleins d'images qui bougent et puis, il y avait tellement de gens, dans le monde, on pouvait voyager facilement partout, même sur des machines qui volaient dans les airs, on achetait les choses avec des petites cartes en plastique, on savait soigner presque toutes les maladies, on gaspillait tout - même la nourriture!

Allez, tous au dodo! Il faut prendre des forces pour demain, car demain, il y a école Vous en avez de la chance d'aller à l'école! Au-delà de la grande rivière, dans la plaine, il n'y pas d'école et les enfants vivent dans les ruines des grandes villes, là où il y a des monstres méchants.

Alors, hop, hop, hop, au lit! Alors que les enfants quittaient la pièce, une jeune femme vint aider le vieil homme à se lever. Mais tu sais, tu ne devrais pas exagérer comme ça avec tes histoires.

Allons donc, des machines qui volent comme des oiseaux, c'est ridicule! Au cours de cette très longue période, de nombreuses espaces sont apparues, se sont développées, ont évolué. L'homme - Homo Sapiens- est apparu il y a seulement quelques centaines de milliers d'années, ce qui représente une fraction de temps minuscule à l'échelle géologique. Cette nouvelle période s'appellerait anthrop? Toutefois, on doit constater que jamais aucune espèce connue n'a autant marqué son environnement, pour le meilleur comme pour le pire.

Cela ne serait pas le cas si les humains n'étaient pas si nombreux. Je sais, peu de gens aiment les maths. C'est une Loi avec laquelle on ne transige pas, avec. Newtonienne, relativiste ou quantique, quel que soit son petit nom, la Loi est froide et impitoyable, présente partout et à tout moment. Malheur à ceux qui ne connaissent pas la Loi! Revenons à notre concept mathématique qu'il faut bien comprendre. Il s'agit de la croissance exponentielle.

C'est un des concepts mathématiques les plus difficiles à concevoir pour le cerveau humain, car nous avons tendance à penser en lignes, en progressions linéaires, alors que l'exponentiel est une courbe. Mais vous allez voir, c'est un concept facile à saisir si on prend le temps de 1'expliquer. Alors, pour la croissance linéaire ou arithmétique: Par exemple: A chaque période mesurée, un nombre, toujours le même - ici 1 - est ajouté à la séquence.

C'est constant. En revanche, le pourcentage de croissance est dégressif. Plus difficile maintenant: Par exemple, la séquence 1, 2, 4, 8, 16, 32, Le montant que l'on ajoute dépend donc du précédent et est un peu plus grand. Po-u r être bien sûr que: Ainsi, pour une population initiale de 1 individus: Jusque-là, ça va? Reprenons les deux séries de tout à l'heure. Comparons-la avec la série exponentielle qui progresse en doublant: Prenons ces deux séries sur 13 périodes de temps.

Les résultats sont les suivants: La représentation graphique des dix premières périodes donne les courbes suivantes: Période Série linéaire Série exponentielle 1 2 1 2 3 3 1 2 4 8 4 5 4 5 16 6 6 32 7 7 8 8 64 9 9 10 11 12 10 13 13 11 12 Différence en. Si on prolonge les périodes mesurées pour aller jusqu'à 13, le graphique donne les courbes suivantes: C'est beau les mathématiques, n'est-ce pas?

Prenons encore un exemple très théorique, mais très parlant, tiré du livre de Chris Martenson: The Crash Course. Mais 2 ans plus tard, aujourd'hui, ce compte vaudrait plus de 1,5 quadrilliards d'euros.

En chiffres c'est 1 euros et c'est 20 fois plus que tout l'argent existant dans le monde aujourd'hui! Puissantes les mathématiques, n'est-ce pas? On a donc démontré qu'une croissance exponentielle conduit la taille d'une population à croÎtre de plus en plus vite vers l'infini. On parle de ce fait d'explosion exponentielle. Cette évolution théorique ne résiste jamais à l'expérience: Les virus, par exemple, se reproduisent dans une populati1on jusqu'à ce que leurs hôtes meurent ou développent une immunité, ou que les conditions d'infection et de multiplication ne ' soient plus réunies.

A ce moment-là, le virus disparaÎt. La croissance exponentielle est toujours autolimitante. Rien ne croît à l'infini. Même pas les rennes de l'armée américaine en mer de Béring.

Le premier à avoir soulevé un tel problème fut le pasteur Thomas Malthus Une catastrophe démographique devient inévitable. Alors que, depuis des millénaires, les populations étaient à peu près stables ou en faible croissance, tout d'un coup, les enfants qui allaient , 34 devoir naturellement mourir ont survécu, grandi, fait beaucoup d'enfants ,qui ont eux aussi survécu et qui ont, au cours du dernier siècle, contribué à faire croitre la population.

La croissance exponentielle de la population est donc une réalité qui, dans les faits et contrairement à ce que pensait Malthus, n'est pas seulement limitée par la productivité agricole, mais plutôt par des phénomènes corn pl exes liés à l'enrichissement de la société et par des choix d'organisation sociale qui amènent les familles à avoir moins d'enfants ou à préférer ne pas en avoir du tout.

Toutefois, Malthus postulait que l'augmentation exponentielle allait tôt ou tard dépasser les capacités de l'environnement.

Que cela ne soit pas encore arrivé ne veut pas dire que sa constatation est illogique ou fausse. Son analyse reste structurellement valide sur le long terme. Le pauvre Malthus a été décrié et vilipendé car sa prévision ne s'est pas vérifiée. Le pronostic pessimiste de Malthus a été retardé ponctuellement, car le monde a connu une grande augmentation des ressources et des rendements agricoles. Revenons à notre Homo Sapiens, courant cul nu dans les savanes du monde et découvrant petit à petit qu'un mode de vie sédentaire et agricole permettrait de faire grandir plus efficacement sa petite tribu.

Il a fallu presque toute l'histoire de l'humanité - un peu plus de ans - pour que la population mondiale atteigne 5 millions d'individus vers l'an 10 avant notre ère.

Il a ensuite fallu près de 12 ans pour atteindre, vers l'an , 1 milliard d'individus. Dans les cent années suivantes, en un siècle seulement, cette population a encore doublé pour atteindre les 2 milliards. Encore un siècle, et nous sommes 7 milliards en Chaque année, il y a 90 millions d'humains en plus. Selon les prévisions les plus optimistes - qui tiennent compte de la baisse de la natalité dans beaucoup de pays - nous serons 9 milliards en Pourquoi a-t-il fallu ans pour atteindre 5 millions d'individus et pourquoi faudra-t-il seulement 40 ans pour ajouter 3 milliards supplémentaires?

C'est que la progression de la population humaine suit la courbe d'une progression exponentielle. En graphique, cela donne: St on regarde uniquement une partie du graphe, on peut presque se méprendre et penser que c'est une courbe linéaire. Par exemple, si on regarde uniquement la progression humaine de à , on voit qu'en un long siècle la population a doublé. Mais on ne voit pas qu'il a fallu ans pour qu'elle passe d'un demi-milliard à un milliard, ni que, dès , la population quintuple ensuite en un siècle seulement.

La clé, c'est de savoir quelle est la bonne échelle. Si la planète a des ressources suffisantes pour milliards d'humains, passer de 1 milliard à 7 ou à 17 n'est vraiment pas grave. Mais si la limite était, disons au hasard, de 1,5 milliard? En fait, c'est bien cette rapidité de croissance qui est impressionnante. Un nouveau milliard d'humains s'ajoute au total, de plus en plus vite. Dans le monde de la croissance exponentielle, les choses vont de plus en plus vite.

Surtout vers la fin. Vous me suivez? Souvent, il est d'ailleurs trop tard. La loi exponentielle s'applique à toute croissance, y compris à la croissance économique et à la consommation d'énergie qui en résulte.

L'économie chinoise double donc de taille tous les neuf ans. C'est-à-dire qu'entre et , l'économie chinoise a doublé et, avec elle, sa consommation en ressources énergétiques, minerais, etc. À ce rythme de croissance, celle-ci va encore doubler d'ici , en neuf ans. Cette même formule marche pour tout: Nous allons arrêter ici notre petit cours de mathématiques, mais vous conviendrez que c'est un concept important à comprendre pour bien saisir les problèmes auxquels nous allons devoir faire face ces prochaines années.

Nous retrouverons la croissance exponentielle bientôt. Revenons maintenant à notre population de 7 milliards d'humains. Sommes-nous d'accord pour accepter les postulats suivants?

Plus il y a de population, plus elle nécessite de nourriture, d'eau potable, etc. Plus il y a de population, plus chacun des individus qui la composent a besoin d'éducation, de soins, de logements, de transports, d'emplois, de biens de consommation et de services Donc, plus il faut de croissance économique. Puis doubler encore entre et soit multiplier 37 SURVIVRE l'économie actuelle par 4 , puis doubler encore entre et et enfin doubler une fois encore entre et O.

Au minimum, cela veut dire faire croitre l'économie de 16 fois- 16 fois d'ici ! Est-ce possible? Si la population mondiale vivait actuellement dans l'opulence, il serait possible de penser que oui, nous pouvons encore croitre. Or, comme le montre l'urbaniste Mike Davis dans son livre Planet of Slums, plus de la moitié de la population mondiale vit aujourd'hui dans des bidonvilles, des favelas, des shanty-towns répugnantes d'insalubrité, aux conditions de vie révoltantes, où règnent la criminalité, la violence et la corruption.

Mauvais partage des richesses, exode rural, exploitation économique? Certes, mais toute chose étant égale par ailleurs, plus de population c'est plus de problèmes à résoudre.

C'est aussi simple que cela. Bien que, notamment grâce à l'alphabétisation des femmes, la natalité commence à baisser dans pratiquement tous les pays du monde, l'inertie de cette croissance exponentielle restera encore avec nous - dans le meilleur des cas - jusqu'à Il ne faudra donc que quadrupler l'économie mondiale!

Nous allons entrer dans une période de l'histoire qui n'a pas de précédent. Jamais les humains n'ont été si nombreux. Nous allons entrer dans une période de difficultés extrêmes. La différence entre les humains et les rennes introduits en sur l'ile de St. Matthews dans le détroit de Béring, c'est que nous, nous sommes capables de comprendre les limites de la croissance, de changer nos modes de vie, de reconstruire des écosystèmes endommagés et de créer une économie durable.

Sa voiture est en panne et sa femme est partie avec les enfants quelques jours chez ses parents. Il va devoir prendre les transports publics.

Cela fait au moins 20 ans qu'il n'a plus pris le bus et le métro dans sa ville. De sa banlieue pavillonnaire, Maurice doit se rendre à son lieu de travail où il est cadre dans une multinationale - et au lieu des 45 minutes habituelles de trajet en voiture, il découvre que c'est bien plus long aujourd'hui.

C'est surlout l'attente pour les bus en retard, les correspondances ratées, le trajet dans les rames bondées de gens aux heures de pointe qui prennent le plus de temps. Près du double du temps qu'il met d 'habitude.

S'il trouve le fait de marcher un peu très rafraÎchissant par rapport à celui de rester dans sa voiture et d'être coincé dans un embouteillage à lire ses emails sur son Blackberry, il a vraiment détesté être écrasé comme une sardine et ' bousculé par cet amas de gens grouillant.

Il dégouline de sueur, le contact de tant de gens le met mal à l'aise. Il se surprend à craindre d'attraper une maladie! Il ne se souvenait pas que, du temps où il était étudiant et prenait le métro souvent, il y eût autant de gens. Et puis la composition a bien changé. C'est lui qui est minoritaire. Il n'a rien contre les étrangers, mais il trouve tout d'un coup que la composante ethnique de sa ville ressemble beaucoup à celle des pays où il voyage parfois pour affaires.

Et que de monde! Les escalators: Le bus: Le métro: Enfin arrivé à son bureau, il se sent libéré de ce monde dont il ignore tout.

Tiens, il ne trouve plus son portefeuille. Ou pas? Sommes-nous capables de voir ces problèmes? Pouvons-nous changer nos habitudes à temps? Une nouvelle ère géologique appelée anthropocène, donc? Il se peut bien. Nous allons voir pourquoi. C'est la fin du monde. William L. Celles-ci sont le produit de l'immense pouvoir énergétique du soleil qui s'est accumulé pendant des centaines de milliers d'années par transformation progressive de détritus biologiques sous forme d'énergies fossiles que nous utilisons désormais massivement.

Parmi celles-ci, le pétrole est une substance aux particularités extraordinaires: Le pétrole n'est pas seulement utilisé pour les transports. Il entre dans la composition d'une foule de produits dont on se sert quotidiennement: La liste est pratiquement infinie. Rien ne peut se comparer au pétrole en termes de combinaison de puissance 40 ' SURVIVRE énergétique, de versatilité, de transportabilité et de facilité de stockage. Regardez bien autour de vous: De plus, le pétrole est s1 bon marché et si facilement disponible que même les individus au plus bas de l'échelle sociale en ont bénéficié.

Bon marché, certes, mais avec une valeur intrinsèque qui est très grande. Pour preuve,: Combien seriez-vous prêt à payer pour avoir un petit litre supplémentaire à disposition et éviter ainsi cet effort et ce temps perdu?

Un litre d'essence représente des heures de travail manuel. Or, parce qu'il est négocié en dollars et que son prix est gardé artificiellement bas, le pétrole est l'un des 1iquides les moins chers du monde, à peine plus cher qu'une bouteille d'eau! Est-ce que cela va durer encore longtemps? Si la réponse est oui , youpi! Nous pourrons continuer notre mode de vie actuel et permettre de l'étendre au reste de la planète.

Mais si cela n'était pas le cas? Cela veut dire que dans 10 ans, les gisements existants ne nous donneront plus que la moitié du pétrole qu'ils nous donnent maintenant. Il faut donc trouver de nouveaux gisements pour remplacer cette perte annuelle mais aussi pour assouvir la nouvelle demande. En gros, si ces prévisions sont vraies - et de nombreuses études semblent les corroborer - entre et , nous allons perdre chaque année l'équivalent de 18 millions de barils par jour.

Et cela, c'est si l'économie ne bouge pas. Croissance zéro. Entre le début et l'arrêt de la production, celle-ci passe par un maximum qui correspond à peu près au moment où la moitié du pétrole a été extraite.

La phase de déclin est beaucoup plus longue que la durée écoulée entre la mise en production du gisement et son pic. Avant d'aller plus loin, il faut vérifier si ces données et ces prévisions sont correctes. Le pic pétrolier est le sommet de la courbe de production d'un puits, d'un gisement pétrolier ou d'une région de production pétrolière.

C'est le moment où la production plafonne avant de commencer à décliner du fait de l'épuisement des réserves de pétrole exploitables.

La durée du cycle de vie d'un gisement de pétrole donné est très variable. Dans tous les cas, il s'étale sur plusieurs décennies à partir de l'année de la première découverte. La mise en production d'un nouveau gisement de pétrole intervient quant à elle après un intervalle de temps compris entre quelques années et quelques décennies après sa dééouverte. La production en pétrole d'un gisement s'étale généralement sur plusieurs décennies: Dans une deuxième phase, il faut forcer le pétrole à sortir en introduisant de l'eau ou du gaz, ce qui nécessite une dépense en énergie croissante.

En dernier ressort, des techniques encore plus coûteuses, comme l'injection de vapeur pour augmenter la fluidité du pétrole, peuvent être utilisées. La production est arrêtée lorsque l'énergie nécessaire pour extraire un litre de pétrole dépasse celle contenue dans ce même litre en tenant compte des autres coûts d'exploitation maintenance, coûts humains, transport. Durant la phase de déclin, la production décroît à un rythme qui dépend de la géologie du gisement et des méthodes d'extraction utilisées: L'expression pic pétrolier ou Peak Oil en anglais désigne le pic pétrolier mondial.

Les méthodes de prévision de ce pic s'inspirent des travaux du géologue Marion King Hubbert qui avait, dans les années , pronostiqué avec succès le pic de la production de pétrole américaine. Le graphique suivant montre l'évolution de tous les gisements cumulés: Les résultats sont représentés dans le graphique ci-dessous, qui montre la production mondiale de pétrole par région du monde et en millions de barils par jour: Il East. C'est un peu comme regarder dans le rétroviseur pour essayer de prévoir le trafic qui nous attend.

Il est impossible de savoir par avance si l'on a atteint ce pic. On peut uniquement déterminer la baisse de production en observant les chiffres des années précédentes. Un autre indice qui nous permet de savoir si nous sommes proches du pic pétrolier est l'état des réserves existantes.

Là, les chiffres sont très difficiles à décrypter puisque chaque pays déclare quelles sont ses réserves officielles. Or, on peut se demander si ces chiffres officiels sont bien réels.

En effet, on sait que plus les réserves annoncées sont importantes, plus le pays est considéré comme stratégique, avec tous les avantages commerciaux et de corruption que cela comporte. On sait aussi que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole OPEP fonde les quotas de droits de production de ses États membres sur ces réserves, poussant ces États à déclarer un maximum de celles-ci afin de pouvoir augmenter leur production et donc leurs revenus.

De nombreux rapports de la GIA montrent que cette organisation a alerté les plus hautes autorités de l'État américain sur ce danger depuis les années Après tout, si ces nouveaux gisements sont immenses, cela peut repousser à bien plus tard le pic pétrolier. Selon I'ASPO citée plus haut, les découvertes de nouveaux gisements sont, en volumes de milliards de barils de pétrole, en forte baisse depuis , comme le montre le graphique page suivante: En attendant, depuis , on consomme dans le monde quatre barils de pétrole pour chaque baril découvert.

On assiste à une dissociation radicale entre l'offre et la demande. La théorie du pétrole abiotique est une théorie alternative sur l'origine chimique du pétrole, qui serait formé dans les couches profondes de la Terre. Cette théorie postule que le pétrole est formé à partir de dépôts profonds de carbone, datant peut-être de la formation de fa Terre.

Les partisans de cette hypothèse suggèrent que de grandes quantités de pétrole restent à découvrir et que celui-ci migrerait depuis le manteau terrestre par le biais de courants porteurs. Cependant, cette théorie n'a jamais suscité de réel intérêt parmi les géologues et est de nos jours majoritairement considérée comme scientifiquement invalide. De plus, il ne s'agirait pas là de quantités commercialement significatives, ni très accessibles.

Restons ouverts à cette théorie mais, jusqu'à preuve du contraire, elle ne résout pas notre problème. Le pétrole non conventionnel est un pétrole produit ou extrait en utilisant des techniques autres que la méthode usuelle du puits, ou qui implique un coût et une technologie supplémentaires en raison de ses conditions d'exploitation plus difficiles. Les productions de type non conventionnel comprennent: Pour les sables, les schistes bitumineux et le pétrole lourd, l'idée est que si le prix du pétrole augmente, il sera alors rentable d'exploiter ces gisements lointains, difficiles, ou aux procédés d'extraction compliqués.

Pour l'offshore profond , c'est-à-dire les forages en eaux très profondes, les projets de recherche de gisements gigantesques ont dû être révisés à la baisse à cause des coûts et des problèmes techniques et écologiques qu'ils entraînaient, comme l'a malheureusement montré la débâcle de la plateforme Deepwater Horizon en O. Pour les forages en conditions polaires, milieu pour le moins hostile à l'homme, les coûts sont également prohibitifs.

Avant même que les réserves ne soient totalement épuisées, la hausse du prix du pétrole peut donc peser de façon drastique sur son exploitation. Afin d'extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin d'énergie pour faire rouler les camions, fonctionner les foreuses, pour poser les pipe-lines, etc.

En d'autres termes, il peut arriver un moment où l'extraction elle-même ne sera plus rentable, et ce quel que soit le prix du marché. S'il faut brûler un baril de pétrole pour en extraire un, on ne le fera pas, même si le prix du baril est à 1 million de dollars! C'est ce que les économistes classiques ne semblent pas parvenir à comprendre. Les lobbys pétroliers, ou tout simplement des industries ayant intérêt que rien ne change, font preuve de déni, distillent de la désinformation ou cachent des informations comme celles-ci: C'est l'effet le plus préoccupant, car cela veut dire que, bientôt, il ne sera énergétiquement plus du tout rentable d'extraire du pétrole.

Il est clair de toute façon que quelles que soient les réserves de pétrole disponibles, elles représentent une quantité finie et elles seront donc un jour totalement consommées. Si les spécialistes et les économistes débattent du pic pétrolier, le grand public n'en a pratiquement jamais entendu parler. Les chocs pétroliers de et ont été perçus comme des difficultés temporaires qui ont été surmontées, et la conclusion illogique qui en fut tirée est que tout problème futur pourra être surmonté de la même manière.

De plus, depuis la fin des années , il y a eu tellement de Cassandre criant au loup - sans qu'aucun loup n'ait montré le bout de son nez - que le public a cessé de s'alarmer.

À l'école primaire, dans les années , je me souviens d'une maÎtresse qui nous expliquait que le pétrole allait bientôt disparaÎtre. Comment prendre cet avertissement au sérieux alors que l'essence a été si bon marché depuis ? Et même parmi les gens informés, on pense que ce pic pétrolier n'est qu'une autre fausse alarme, comme l'a été le bug de l'an Y2K qui était censé déclencher la fin du monde.

Les attentats du 11 septembre allaient aussi tout changer. Or, on est toujours là, tout va assez bien, on roule toujours en grosse bagnole, on voyage en avion Jow-cost et on espère juste ne pas perdre son travail lors d'une prochaine vague de délocalisations.

Il est tout à fait compréhensible que pour beaucoup d'Européens et d'Américains, qui n'ont jamais connu une vie sans pétrole, il soit impossible d'imaginer une vie différente. Il faut que je me rappelle les histoires que me racontait mon grand-père sur la vie campagnarde du Nord de l'Italie dans les années et pour imaginer un mode de vie sans pétrole. On vivait à plusieurs familles dans des grandes fermes où l'on travaillait comme ouvriers agricoles et chaque rare voyage à la ville la plus proche était une véritable expédition qui marquait les mémoires.

Ces derniers avancent les , arguments suivants: Le goût est dégueulasse, mais ça marche. Chaque nuit, c'est vingt ou trente litres qu'ils piquent. Max va pouvoir continuer à faire la course le soir! Est-ce la fin du pétrole? Il reste et restera du pétrole, peut-être plus que tout ce qui a été consommé jusqu'à présent, mais celui qui reste est de moins en moins facile à extraire.

Et donc de plus en plus coûteux. C'est la fin du pétrole bon marché. Le renchérissement des prix conduira à concentrer l'utilisation du pétrole sur les usages à plus forte valeur ajoutée, comme les secteurs des transports et de la chimie. L'industrie aéronautique s'en trouvera atteinte la première, et de plein fouet, de même que toutes les activités reposant sur des chaînes logistiques longues. Il ne sera plus question de poissons pêchés au large du Chili ou d'Islande, vidés au Maroc et que l'on consomme au Japon.

Finis, les raisins d'Afrique du Sud àu printemps, les haricots du Kenya, les dattes de Californie! L'effet sur les transports individuels sera considérable au point de remettre en question le modèle d'urbanisation des villes occidentales. De nombreuses usines qui avaient été délocalisées seront rapatriées, les chaînes de distribution, dépendantes du transport routier, devront être entièrement repensées. Et pas seulement chère, mais rationnée.

Lui, entre l'augmentation du prix de la bouffe et du chauffage, il ne peut déjà pas se permettre les 25 euros le litre que ça coûte, mais en plus être limité à 80 litres par semaine Il n'est pas taxi ou chauffeur, il n'a pas de dérogation spéciale pour l'essence.

Et faire deux heures de queue toutes les semaines, ça le gave. Avec vie actuel, il est impossible de se passer de pétrole notre mode bon marche. Difficile d'imaginer un m1ll1ard de vehicules voitures, camions, cargos, avions fonctionnant à l'électricité! En , on a produit 30,8 milliards de barils de pétrole.

Convertis en énergie, cela correspond à plus de 6 centrales nucléaires P? Et cela, juste pour l'année ! Imaginez ce que ce sera dans le futur, dans la perspective d'une croissance exponentielle. Et nen ne montre qu'il y ait suffisamment d'uranium de métal ou de terres rares pour les fabriquer. La plupart des êtres sont mêmes incapables d'arriver à formuler de telles opinions.

Pas être possible. Les ressources sont considérées comme renouvelables si leur stock est infini soleil, vent, marées Dans le chapitre précédent, nous avons vu que la civilisation humaine consomme toutes ces ressources avec une voracité sans précédent et en rapide augmentation, ce qui nous rapproche du pic pétrolier.

Survivre à l'effondrement économique - Fichier PDF

Bien que ce soit une des plus fortes baisses jamais enregistrées, cela montre que la demande en pétrole est l'exemple même de ce qu'on définirait en sciences économiques comme une demande fortement inélastique. En effet, on peut facilement manger un peu moins, aller moins au restaurant ou au cinéma, on peut Dans le tableau page suivante, nous voyons la croissance de la demande d'énergie en équivalent pétrole millions de barils par jour entre et La croissance reste très grande partout dans le monde.

Avant d'aller plus loin et de tenter de répondre à cette question, il nous faut définir un principe fondamental pour comprendre comment se comporte l'énergie. Il s'agit de l'entropie. L'entropie définit un processus irréversible: Il en va de même avec les ressources énergétiques de la. Terre, qui constituent par définition un capital limité et non renouvelable. Toute l'économie libérale classique ignore la thermodynamique et la loi de l'entropie, c'est-à-dire l'irréversibilité des transformations de matière et d'énergie.

Cette économie ne fait pas la différence entre les stocks et les flux, le capital et les revenus de l'environnement. Elle peut uniquement changer de forme. De l'ordre au désordre. C'est pour cela qu'une tasse de thé se refroidit pour atteindre la température ambiante, et non l'inverse.

Aucune tasse de thé ne se réchauffe spontanément. Aucun tas de cendres ne se recompose spontanément en bûche de bois, L 54 aucun bout de fer rouillé ne retrouve spontanément son état neuf. Aucun mouvement perpétuel ne saurait exister. On ne peut aller que de haute entropie à basse entropie. À chaque transformation d'état énergétique, on perd un peu d'énergie - et parfois beaucoup - sous forme de chaleur qui se disperse.

Cette dispersion de chaleur peut être utile, comme pour nous chauffer en hiver, faire fonctionner un moteur à vapeur ou à explosion, ou encore faire tourner une turbine, mais on perd toujours de l'énergie dans le processus de transformation.

En Suisse par exemple, les centrales hydroélectriques génèrent l'électricité en utilisant le poids de l'eau qui, en descendant des lacs de retenue, fait tourner des turbines. Cette électri,cité est vendue très cher car elle permet de répondre à des moments de la journée où la demande.

La nuit, alors que l'électricité, notamment nucléaire, est abondamment disponible et peu chère l'électricité doit être utilisée alors qu'elle est produite, sinon elle est perdue , on fait remonter l'eau dans les lacs par pompage. Il faut beaucoup plus d'énergie électrique pour cette procédure que celle qui est générée par le même volume d'eau. Une absurdité énergétique peut être un avantage économique.

Beaucoup d'optimistes prédisent que de nouvelles technologies peuvent nous aider à faire les choses plus efficacement que dans le passé, à augmenter la productivité, à faire plus avec moins. La technologie peut nous divertir et nous aider à communiquer de manière extraordinaire. La technologie peut aussi nous aider à transformer et à utiliser l'énergie par des applications innovantes, c'est vrai.

Mais la technologie ne peut jamais créer l'énergie. Les nouvelles technologies ne sont que d'une utilité marginale dans beaucoup de situations.

Prenons le cas de l'extraction de minerai. Imaginez une mine de cuivre. Lors de mon activité commerciale en Afrique dans les années , j'ai eu la chance de visiter les mines de cuivre de Konkola, Nchanga et Chingola situées dans le nord de la Zambie. Ce sont des mines profondes de mètres. Des pelleteuses immenses arrachent de la montagne en une seule pelletée un volume de terre équivalent à une villa.

Des camions gigantesques, hauts comme un immeuble de trois étages, transportent des milliers de mètres cubes de terre qui devront ensuite être traités pour en extraire le minerai. Une fois que le pétrole deviendra coûteux, ce ne sera plus rentable de continuer à travailler de cette manière, et même les matériaux qui ne sont pas encore trop rares deviendront très chers.

On peut imaginer que l'extraction s'arrête purement et simplement. Là encore, il s'agit d'une courbe non linéaire. A chaque baisse de la teneur en minerai d'une mine, il y a une hausse inversement proportionnelle - et exponentielle - du coût. Les humains, comme les autres animaux, vont d'abord aux ressources les plus faciles et les moins coûteuses à obtenir: On travaille d'abord les meilleures terres, on coupe d'abord les plus grands arbres, on commence par les mines ayant le plus haut rendement.

Avec le temps, et la rareté aidant, on s'attaque aux matières plus difficiles à atteindre, moins pures, plus coûteuses, plus diluées. Tout cela est moins rentable. L'énergie nécessaire pour les mêmes résultats devient donc de plus en plus grande.

Le charbon suit la même logique et, malgré les informations erronées qui sont souvent rapportées quant à sa disponibilité future, force est de constater qu'il est aussi en grande raréfaction. Le meilleur charbon - l'anthracite - a déjà pratiquement totalement disparu. Il reste en revanche beaucoup de charbon de moins bonne qualité, comme le charbon bitumineux et le charbon sous-bitumineux qui seront encore disponibles pour 40 à 50 ans. Citons aussi le lignite, moins intéressant mais qui reste utilisable, encore disponible pour probablement 50 ans, peut-être , si l'économie se tasse un peu et si l'on ne remplace pas le pétrole par le charbon de manière systématique.

Ce phénomène que nous avons pu décrire pour le pétrole et, ici, pour le cuivre et le charbon, se retrouve pour toute ressource non renouvelable: Dans le tableau suivant, nous pouvons observer le nombre d'années restantes pour ces minerais, nombre qui se fonde sur les réserves connues et sur les taux de croissance et d'extraction prévus: Années restantes Minerai 12 15 15 20 23 23 29 30 Ar ent Or Zinc Plomb Tungstène Cuivre Manganèse Nickel Fer 40 La situation commence à avoir des effets concrets car entre prévision de pénuries, coûts d'extraction en augmentation et spéculation financière, les prix ont violemment fluctué ces dernières années.

Surtout vers le haut. On peut déjà voir que des vols étonnants ont lieu dans les villes et les camp? Ces faits divers portent à sourire mais ils sont révélateurs de la situation. C'est Je pic de tout. Lorsque celui-ci arrivera, ce sera un choc économique et surtout psychologique.

Les optimistes nous disent qu'il est inutile de se préoccuper, le progrès est de nature à se corriger luimême. Malthus avait tort, nous dit-on, il n'avait pu prévoir les engrais chimiques, l'agriculture intensive! Allons donc, avec le progrès technique, on finira bien par trouver les moyens de développer de nouvelles ressources qui remplaceront celles qui sont en train de s'épuiser!

On se retrouvera dans la situation du drogué, qui cherche toujours sa drogue quel qu'en soit le prix car il ne peut la remplacer par rien d'autre. Le problème, c'est qu'en matière de consommation de drogue pétrolière, les drogués, dont nous sommes, sont très majoritaires! Ceux qui ont accès à leur dose de consommation quotidienne n'ont pas l'intention d'y renoncer, et ceux qui n'y ont pas accès rêvent le plus souvent d'y accéder le plus vite possible.

Le risque de troubles sociaux et de révoltes suite à une baisse de l'économie motivera de plus en plus de politiciens à faire le pari de la guerre pour pouvoir, au moins, garantir l'approvisionnement en ressources. Guerre qui a, de toute évidence, déjà commencé. Guerre maquillée sous un fard de droit-de-l'hommisme Il faut les bombarder pour leur apporter la démocratie, les tuer pour leur bien, occuper leurs pays pour les libérer de leurs dictateurs.

Ça paraît hypocrite comme ça, au début, surtout lorsqu'on remarque qu'il n'y a jamais d'interventions militaires là où il n'y a pas de ressources - pétrole en tête. Qui sait, peut-être qu'un jour le masque hypocrite pétri de novlangue tombera? On partira alors en guerre avec le courage d'en déclarer le but: Ces guerres seront de plus en plus futiles, car non seulement elles consommeront des ressources, mais risqueront de détruire les moyens de production.

Tout comme le drogué qui cambriole la vitrine d'une pharmacie en s'emparant de toutes les choses qui lui tombent sous la main sans faire de distinction, ces guerres ressembleront de plus en plus à des actes désespérés. Le risque d'embrasement et d'extension de tels conflits est majeur.

Surtout lorsque des pays poursuivant une politique impérialiste, comme les Etats-Unis, vont entrer en collision avec les intérêts stratégiques des nouvelles puissances comme la Chine et la Russie. Ces conflits pourraient être non pas la Troisième Guerre mondiale, mais la Dernière Guerre mondiale!

En fait, les guerres pour les ressources sont une forme de déni: Ah, si seulement on pouvait gagner cette guerre, le pétrole recommencera à jaillir du sol et on pourra continuer à utiliser notre voiture! Si seulement on pouvait avoir encore un peu plus de ressources, un peu plus longtemps, on pourra poursuivre encore quelque temps notre mode de vie actuel, histoire. Dans le passé, il y avait toujours un nouveau continent, de nouveaux territoires à explorer et dans lesquels de nouvelles ressources allaient être découvertes ou pillées.

Il y avait toujours un autre puits de pétrole ou de gaz qui pouvait être foré, ou une production de gisements existants qu'on pouvait augmenter. Tout cela est fini. Nous vivons au-delà de nos moyens. C'est comme si nous dépensions tous nos revenus, et qu'en plus nous dépensions tout notre capital. À la fin, c'est la faillite. Et il n'y a pas à l'échelle globale , d'Etat providence pour nous sauver. La notion d'empreinte écologique ou, en anglais, ecologie footprint, sert à définir la surface de terre productive pour produire énergies, ressources, nourriture et équivalents pour un habitant.

Si on mesure cette empreinte en hectares disponibles par habitant de la planète, cela donne 1,8 hectare par personne en Plus la population et plus la consommation par habitant augmentent, plus cette empreinte augmente. Or, si cette empreinte est déjà atteinte avec 1,8 hectare dans les pays pauvres, elle est de plus de 1 ,9 dans les pays dits en développement comme la Chine et a une moyenne de 6,4 hectares dans les pays dits riches.

Les États-Unis, pays à la fois riche et gaspilleur, sont à 9,6 hectares par habitant. Si le monde entier voulait vivre comme les habitants des États-Unis vivent maintenant, il faudrait l'équivalent de cinq fois la surface existante sur Terre, il faudrait cinq planètes. Je crois que ça ne va pas être possible.

Il fabrique. Seulement cette semaine, il a un problème: Plus de composants électroniques et de pièces pour les uns, plus de lubrifiants ni de métal pour les autres. Que se passe-t-il? Il cherche à trouver d'autres sources de substitution, mais le prix est prohibitif: Ses clients appellent, paniqués. S'il ne trouve pas de solution rapidement, il devra prendre des mesures radicales et se séparer de quelques-uns de ses employés. Il ne pas peut risquer de perdre son entreprise à cause d'une crise qui sera passagère.

Elle sera passagère, n'est-ce pas? Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie: Elle se transforme en un vaste dépôt d'ordures à l'air irrespirable. Les pouvoirs publics l'étaient aussi: Colbert réglementait les coupes de bois pour assurer la reconstruction des forêts en faisant planter des chênes pour fournir des mâts aux navires ans plus tard.

Les sociétés anciennes et traditionnelles avaient compris qu'aucune vie sociale n'est possible sans prise en considération du milieu naturel dans lequel elle se déroule. Pour la génération de ma grand-mère et les précédentes, le gaspillage représentait le péché par excellence parce qu'il mettait en jeu la réserve toujours insuffisante des moyens de survie.

Même dans l'ancienne bourgeoisie, la frugalité était encore 62 63 SURVIVRE au nombre des valeurs cardinales, car elle était censée permettre l'accumulation du capital. Un profond changement de sens s'est accompli autour de la notion de gaspillage à l'ère des énergies fossiles.

Depuis en gros deux siècles, notre civilisation n'a cessé de se comporter comme si les réserves naturelles étaient multipliables à l'infini, y compris la capacité de la nature et des écosystèmes à absorber tout déchet. Il faut consommer, c'est le mot d'ordre, c'est même devenu un devoir.

On consomme et on jette à la poubelle! Produits vite obsolescents, vite démodés, vite cassés, conçus pour être remplacés au lieu de pouvoir être réparés: Emballages partout et pour tout: Industries polluant massivement et rejetant quantité de produits toxiques: En Europe, la production de déchets par an et par habitant est en moyenne, pour , de kilos! Aux États-Unis, c'est le double. Et les municipalités qui gèrent ces déchets prévoient de devoir doubler leur capacité de traitement d'ici En , on a pu voir de manière spectaculaire, dans la ville de Naples en Italie, ce qui arrive lorsque les ordures ne sont pas ramassées.

La ville fut littéralement submergée en quelques semaines! Tous les ans, il faut trouver de la place pour stocker ou, dans le meilleur des cas, trier et recycler ces mill ions de tonnes de déchets. Dans le pire des cas, ils sont incinérés pour ne fournir qu'un peu de chaleur et beaucoup de pollution.

Souvent, ces déchets sont exportés par cargo dans les pays pauvres où ils sont soit entreposés de manière peu scrupuleuse, soit recyclés dans des conditions atroces pour les travailleurs, notamment dans le cas de l'électronique et de la ferraille.

Dans ces pays pauvres, on laisse les déchets s'accumuler à même la rue ou s'entasser à la lisière des villes, sans traitement, ce qui crée ainsi des zones toxiques et insalubres qui deviennent le lieu de résidence des plus pauvres parmi les pauvres. Parfois même, ces pays servent de dépotoir illégal pour les pires déchets toxiques des industries du monde entier. Ces trafics, gérés par des mafias, sont de véritables bombes à retardement écologiques car nul ne sait où sont jetées les matières toxiques.

Nul ne sait quel. Un exemple très parlant est celui de la 64 SURVIVRE côte somalienne où, au cours des années et , les mafias napolitaines, spécialisées dans le traitement de produits hautement toxiques acides, ammoniaques, etc. Pas étonnant que les pêcheurs du coin, se retrouvant vite avec une mer sans poissons, aient dû s'adapter aux circonstances en s'improvisant pirates! Ce dernier cas n'est pas rare.

C'est un exemple d'une conséquence différée dans le temps, et lointaine, de notre mode de vie. Nous polluons notre écosystème depuis longtemps et de manière massive: Nous oublions que cela a des conséquences.

Et lorsqu'un de nos proches souffre d'un cancer, nous blâmons la fatalité ou regrettons l'incapacité de la médecine à le soigner. Nous considérons normal un mode de vie malade, hautement aberrant et non durable. Nous allons le payer cher. L'Organisation mondiale de la santé OMS s'est penchée sur la mortalité liée à la présence de substances chimiques dans l'environnement. Le graphique ci-après montre la forte croissante récente en ppm - parts par million atmosphérique de certaines émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone C02 , le protoxyde d'azote N20 et le méthane CH4.

Notez que, comme par hasard, ces courbes sont toutes exponentielles et correspondent parfaitement è la croissance de population que nous avons vue plus haut. Le Panel intergouvernemental pour le changement climatique 1 PCC prévoit une augmentation significative du niveau de la mer au cours du prochain siècle. La pollution et l'émission de ces gaz que notre mode de vie provoque sont souvent montrées comme la cause du réchauffement climatique.

S'il y a une quasi-unanimité des scientifiques sur le fait, mesuré et indéniable, que nous traversons une phase de. Que cela soit dû à l'activité humaine par l'émission de gaz à effet de serre, méthane, gaz carbonique, etc. Nous n'avons aucune idée de ce qui va se passer au niveau climatique dans l. Tous les spécialistes concordent pour 1 66 C'est surtout l'effet sur la production agricole qui est à craindre.

Mais si ces changements surviennent de manière brutale et imprévisible, il sera difficile de s'adapter d'une année à l'autre, d'une récolte à l'autre.

Steven Salomon auteur du livre Water: Cela va avoir des effets majeurs sur les récoltes et probablement même causer des crises sanitaires. L'effet économique majeur se fera surtout sentir sur les infrastructures portuaires que l'on ne pourra pas protéger par un barrage, ou déplacer. La perte des ports risque de porter un coup terrible au commerce mondial.

Il faudra soit les changer de place, soit en construire de nouveaux. Le coût sera immense. L'augmentation du niveau de la mer peut de plus contaminer avec de l'eau salée les nappes phréatiques proches des côtes et donc les rendre inutilisables pour l'agriculture. Cela accentuera encore la pénurie d'eau douce. Enfin, et plus terrifiant, si la température globale devait augmenter au-delà de 6 degrés, une réaction en chaine risquerait fort d'entraÎner une forte libération de méthane, aujourd'hui emprisonné dans le permafrost et la toundra arctique.

Si cela devait arriver, l'apport massif de ce gaz à effet de serre causerait des changements de climat colossaux. On peut même imaginer qu'à la suite d'un changement dans les courants marins de l'Atlantique nord, on assiste à un refroidissement très fort, voire au début d'une nouvelle ère glaciaire.

On ne peut pas le savoir. Mais lorsque l'on sait que quatre des cinq extinctions de masse connues furent provoquées ou accentuées par des changements climatiques brutaux, on peut se dire qu'il n'est pas très intelligent, ni très prudent, de jouer aux apprentis sorciers!

La demande en eau pour l'agriculture est en croissance exponentielle car elle suit la progression de la population. Plus il y a de gens, plus ils doivent manger, plus il faut de l'eau. Or, tout montre que nous avons déjà atteint la limite: L'eau des nappes phréatiques, ou eau fossile, qui prend des siècles à se constituer et à se purifier, une fois utilisée, n'est plus là. Ces nappes sont pompées bien au-delà de leur capacité de renouvellement et, très bientôt, ne pourront plus apporter l'eau aux populations qui en dépendent.

L'eau est également une ressource relativement limitée et peu équitablement répartie. Si l'eau est abondante dans certaines parties du monde, un tiers de la population mondiale vit dans des régions où l'eau manque.

Et cela va empirer: Il faudra pomper toujours plus d'eau, plus profondément, jusqu'à ce qu'elle disparaisse totalement et qu'il ne soit plus possible de maintenir les cultures de ces régions. Cela aura un impact sur la production de nourriture. Que feront ces millions de paysans? Que feront ces milliards de personnes sans nourriture? Vont-elles attendre sagement l'aide alimentaire, se révolter ou émigrer? On peut bien sûr dessaler l'eau de mer, si on y met beaucoup d'énergie, donc du pétrole, et si on peut payer le prix de l'installation technique.

Une note d'espoir est le relatif succès d'initiatives destinées à apporter de l'eau potable et des conditions d'hygiène ne polluant pas les sources d'eau à travers le monde. Mais pour continuer à progresser dans cette voie, il faudrait trouver milliards de dollars par an alors que le budget annuel mondial de ces projets n'est que de 4,5 milliards. Le paysan pauvre ne fait pas le poids par rapport à Wall Street! Commençons par l'eau: Un humain normal consomme 4 litres d'eau par jour sous une forme ou une autre dans ses boissons et ses aliments.

Or, pour produire notre nourriture, il faut 2 litres par personne soit fois plus! L'épuisement programmé des énergies fossiles a déjà donné lieu à des guerres pour le pétrole. Cette industrie, ces usines de nourriture ne sont possibles que grâce au pétrole essentiellement sous forme de diesel pour les machines agricoles et le transport et au gaz naturel pour produire les engrais.

Notre monde moderne et son agriculture industrielle nourrissent plus de gens que jamais auparavant, et ce avec un tout petit nombre d'agriculteurs. La productivité par hectare est plus forte que jamais. Malheureusement, ces gains en productivité ont aussi un coût caché.

Les sols s'appauvrissent et leurs composants nutritifs disparaissent. Une poignée de sol sain contient des milliards de bactéries, de champignons, de protozoaires, de nématodes, ainsi que des vers de terre, des arthropodes et bien d'autres petites bêtes utiles. L'agriculture intensive élimine tout cela et rend rapidement le sol stérile. Il y a une bonne raison pour laquelle dans le mot agriculture il y a culture.

Cette culture de la terre, je dirais même amour de la terre, est faite de connaissances, de compétences, d'astuces, de secrets, de méthodes de travail acquises au fil des siècles et transmises avec ' soin - et amour, justement - d'une génération à la suivante. De père en fils. Il contient pages et disponible sur format E-Book, Hardcover.

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